JohnnyMoondog a écrit:
olivierh a écrit:
Voilà pourquoi la licence globale ne pourra jamais être mis en place...Les maisons de disques n'ont pas tous les droits de tous leurs artistes.
Rien à voir. La licence ne voulait pas dire absence d'encadrement. Au contraire elle devait permettre d'identifier chaque oeuvre télechargée afin de répartir les droits. Et les artistes avaient la possibilité de s'y opposer.
Que PF fasse respecter leur contrat c'est leur droit, surtout si derrière il y a une question de répartition des montnats reversés, mais en 2010 empècher l'achat au titre sur des questions de principe est pour moi un combat d'arrière garde. Si quelqu'un veut acheter "Have A Cigar" sans le reste l'album c'est lui que ça regarde.
Car au fond et c'est ce qui m'énèrve comme cette mode des titres bonus exclusifs pour l'achat d'un album complet, cela revient à de la vente forcée ce qu'en France est interdit par la loi.
Non, pas du tout. La licence globale est le fait de légaliser contre un forfait mensuel payé par chacun auprès de son FAI, tous les échanges entre internautes, et effectivement sans réel encadrement, et sans possibilité de recours de la part des artistes. Mais cette licence globale doit se faire en collaboration entre les FAI et les maisons de disques. Si les maisons de disques n'ont pas les droits digitaux de tous leurs artistes, ils ne peuvent donc pas autoriser les FAI dans un accord cadre légal. Ou alors ce serait Licence globale sauf untel, untel et untel...
Pour l'achat au titre, je suis peut-être d'arrière-garde, mais j'ai comme principe de base, le droit d'auteur et le droit des artistes et producteurs. Ce sont à eux d'autoriser ou de refuser des exploitations sur leurs oeuvres. C'est amusant cette idée que le public pourrait faire ce qu'il veut sur internet. Qu'est-ce qui donne cette impression de puissance ? Le clavier, l'écran, la souris, l'anonymat ? Pourquoi internet devrait être différent de la réalité ?
Les maisons de disques et artistes se font continuellement critiqués, vilipendés car ils sont accusés de n'être attirés que par le gain, le profit. Certains en appellent au boycott!! Comme si ce n'était pas déjà fait naturellement! Il suffit de regarder l'état du marché du disque et de la musique enregistrée! Mais qu'en est-il réellement du public? Ne pense t'il pas non plus, lui aussi, à l'argent qu'il va dépenser ou ne pas dépenser ? Cela revient continuellement dans la bouche des internautes... L'argent! "Je ne vais pas payer dix titres, alors que je n'en veux qu'un". Pas beaucoup plus noble en fait!
Ce n'est pas au public, mais au créateur de décider du moyen d'exploitation et de la forme que doit prendre cette communication. L'enregistrement n'appartient pas au public, mais à celui qui le produit. Tout le problème est là!
Le titre par titre a été le résultat d'une erreur de jugement que les maisons de disques ont accepté au départ d'Apple/I-Tunes. Le discours d'origine était de considérer que le téléchargement légal au titre par titre remplacerait largement le manque à gagner sur les albums qui se téléchargeraient moins en raison de la mise à disposition des titres de manière esseulée. Le problème fut que le téléchargement légal n'a jamais démarré en raison du peer-to-peer et du téléchargement illégal et les maisons de disques se sont retrouvés à avoir donner à Apple et aux autres le titre par titre, avec la difficulté, voire l'impossibilité de maintenant revenir en arrière et pourtant l'envie est là! Quel intérêt de produire un album de 15 titres pour voir le public n'en télécharger qu'un ou deux. Tu avoueras que le principe d'équilibre n'est pas respecté. La tendance actuelle va vers un nombre de titres moins importants sur un album (10 à 12).
Si Pink Floyd considère que leurs oeuvres ne doivent pas être exploitées au titre par titre mais à l'intérieur d'album, c'est leur décision qui prime, pas la volonté du public ou la Vox Populi. Et s'ils décident que certains titres peuvent être séparés, c'est encore une fois leur décision. Ils l'ont fait d'ailleurs à l'occasion de compilations et de singles ("Another brick" part 1 et 2 ! Pas la meilleure idée d'ailleurs!).
D'autres, tels que les Beatles vont encore plus loin, puisque eux c'est pas d'exploitation du tout!